Va te faire échouer

Difficiles vont être les prochaines lignes de cet article. Il se compte en semaines le temps que j’ai passé à réfléchir à mettre l’échec au sur le tapis. Bien qu’on ne le vive chaque jour, l’échec est un sujet sensible, un mot tabou. Le mauvais sort vous tombera dessus à trop le prononcer… échec, échec, échec..

Levons donc le voile sur ce qui semble être LA bête noire.

La peur d’échouer mais…

Frustration, dégoût, rage, tristesse, nombreux sont les mots qui décrivent le résultat nauséabond de l’échec. Son goût très prononcé colle au palais, englue nos phalanges. Un bain de pétrole à la gloire du perdant.

L’échec naît aussi, selon moi, d’une culture globale, pour nous la culture Française. Traiter d’infâme, l’échec, le rendre grand bourreau de nos actions ne fait que le rendre encore moins désirable. Derrière autant de mépris, difficile alors de voir l’échec comme un aspect de l’apprentissage, du travail que l’on accomplit.

Pourquoi devrait-on le craindre ? Pourquoi ne pas l’apprivoiser, jouer de lui ?

L’échec chez le freelance

Dans sa longue traversée, le freelance va inévitablement échouer, des fois dès les premiers pas dans sa nouvelle vie. Souvent pendant et plus étonnement dans sa phase de… maturité (non, nous ne somme pas des produits).

Echouer il le fera, des dizaines voire des centaines de fois. Il va échouer dans sa communication, il va échouer dans sa tenue devant un client, il va échouer dans son organisation et j’en passe.

Le genoux calleux à force de se mettre à terre, le freelance n’aura d’autres choix que d’apprendre à passer cette phase détestable. En étant conscient qu’il a fauté, à quel moment et comment, le travailleur indépendant va réduire son “taux d’échec”.

Echouer n’est donc pas ?

Une fatalité ? Bordel que non.

Toute activité, toute action que l’on entreprend amène avec elle le potentiel risque d’échouer. Alors oui, certaine personnes ratent moins de choses que d’autres. La vie est peut-être plus gratifiante avec d’autres qu’avec vous… et ?

Doit-on rester à se plaindre de son sort, de sa contrariété ? Une bonne idée pour continuer de foirer les choses.

En tant que freelance on a tout à gagner à rater, nous avons le temps de l’expérimentation, de découvrir des facettes de notre métier, de notre personnalité. Au fur et à mesure des tentatives, on s’affute et on réussit.

Echouer n’est pas grave, c’est juste putain de chiant !

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