Cette fois-ci, je laisse de côté le statut de freelance pour revenir à mon premier amour, l’internet. Le web qui a fait de moi un “pirate” dès mes 13 ans en utilisant Kazaa. Le web qui m’a et continue de me faire rire.

Mais en ce moment force est de constater que l’internet me gêne, en tout cas son utilisation (il n’est heureusement en rien responsable).

L’article serait bien trop long si je devais lister tout ce qui me répugne, on va donc se focaliser sur un élément et quel élément… Les réseaux sociaux.

Parce que là, il y a de quoi raconter, en long en large et en travers.

J’arrête de tourner autour du pot, je souhaite soulever le sujet des influenceurs.

Depuis quelques temps, on a vu fleurir sur les réseaux sociaux, surtout Instagram, une myriade de personnes s’autoproclamer “influenceur” et “influenceuse”. Un statut qu’ils (pour la plupart) se donnent par prétexte d’une forte communauté.

Un autre mot emprunté violemment sans aucune retenue qui fait tâche à ce qu’est vraiment une communauté. A ce titre, je vous conseille fortement de lire “La communauté, histoire critique d’un concept dans la culture anglo-saxonne” de Cherry Schrecker maître de conférences en sociologie à l’université de Nancy 2.

Dans les grandes lignes, la communauté est un organe composé de plusieurs personnes dont la vie et les intéractions se font dans le respect de codes sociaux et sociétaux.

En bref on est loin de la communauté de l’influenceur qui n’a d’autres intérêts que le nombre… et encore là aussi les erreurs campent. Mais on y reviendra un peu plus tard.

Ces IG people se reconnaissent assez facilement. Un trait de caractère les rassemblent tous comme un seul homme : l’égo.

Un état d’esprit de vraie fausse personnalité en somme.

Qu’est ce qui ne va pas ?

L’un des gros problèmes de cette masturbation collective, en dehors du fait que des personnes comme vous et moi peuvent croire en leur notoriété, c’est que des entreprises investissent aujourd’hui en ces influenceurs… malheureusement à perte.

Pourquoi ?

  • Déjà parce que le nombre d’abonnés n’a jamais et ne sera jamais un critère (principal) d’influence. Le fait d’avoir 3000 abonnés ou 300 000 abonnés ne fait pas tout.

Sachant de plus que certain vont avoir des bots dans leur liste d’abonnés en plus des personnes qui n’ont rien à voir (des étrangers par exemple).

  • Ensuite parce que les like n’ont plus ne sont pas à prendre au pied de la lettre. 400 likes sur 300 000 abonnés, osez me dire que l’on est en face d’une personne influente.

On aurait tendance à se dire “oui il a raison, il vaut mieux avoir beaucoup de like et peu d’abonnés”… C’est vrai mais c’est faux en même temps. C’est la qualité des likes qui prime. Forcément en utilisant des hashtags, de nouvelles personnes vont trouver un post et le liker, sans pour autant s’abonner à la page.

Prenez comme image une personne qui se balade dans la rue, vous regarde et lève le pouce vers vous pour continuer sa route ensuite.

Ca semble idiot mais c’est ce qui se passe 80% du temps sur Instagram.

  • Taguer Monoprix et l’Oréal ne fait pas l’influence, d’ailleurs taguer une petite marque aussi. Majoritairement le gain va être un like de la marque sur le post en question c’est tout, on passe à autre chose.
  • L’absence d’esprit critique est aussi une preuve de non influence. Dans ce beau florilège d’égo, pas de place pour les commentaires négatifs, tout le monde est gentil, super méga chouette.

Il y a encore beaucoup d’éléments qui rentrent en ligne de compte dans le statut d’influenceur ou non.

Cet article est un petit coup de gueule. Il me semblait logique, en tant que consultant en stratégies web, de taper du point sur la table et remettre certaine choses au clair. Surtout en ce qui concerne l’influence, qui est mentionnée et utilisée à tort et à travers.

La prochaine fois qu’une personne vous proposera une collaboration, veillez à bien analyser son profil avant. Le ratio Post/Abonnés/Abonnements, le ratio likes/commentaires, le ratio engagement (like, commentaire, tag)/abonnés mais aussi comment la personne communique.

N’oubliez pas non plus les sentiments, si vous ne sentez pas quelqu’un ne vous forcez pas à accepter une proposition sous prétexte qu’il ou qu’elle a des milliers d’abonnés.

 

 

 

(tous avec plus ou moins le même profil)

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