“J’ai légèrement effleuré la pensée de parler de la solitude dans mon premier billet. La vie étant bien faite, elle m’a concédé qu’il valait mieux que cette solitude dispose de son propre article.”

La solitude est une des sensations les plus compliquées à gérer, à mes yeux, pour le travailleur indépendant. Présente depuis le début, elle se joue de nous, de nos pensées, de nos manières. Nous sommes pourtant pleinement conscient que nous courrons non pas dans les bras de morphée mais dans ceux de la solitude, bien qu’il semblerait que cette dernière ait également des penchant à nous endormir.

Première approche

Avertis nous ne le sommes que trop, notre entourage lançant les hostilités en premier. Il serait vain d’essayer de se convaincre qu’il ne s’agit là que d’une fumisterie pour réduire à néant nos  projets. Une méfiance dont le revers de main peut être sanglant pour quelques-uns.

Les premiers temps, être seul ne pose pas de problème, les projets se mettent en marche, le temps n’existe plus.

Ce n’est qu’après une période, peut-être l’entrée en lice de la routine, que la solitude sort le bout de son nez.

Quoi qu’il puisse être dit le freelance aura toujours la moite compagnie de la solitude. Le statut veut ça et l’impression que l’on tente par tous les moyens de dissimuler le fait d’être seul, prouve bien l’attrait grandissant pour l’auto-entreprenariat, pour cette liberté, cette indépendance.

Il est un vice de proclamer que quitter son patron pour devenir freelance est une libération. On se libère d’un joug pour un autre.

Délicatesses

La solitude n’est pourtant pas que perversion. Elle est tout d’abord une esquisse et devient un reflet aux traits plus ou moins prononcés. Se perfectionner, se reprendre, s’orienter, la solitude aide le freelance dans son quotidien.

Je ne suis pas de l’avis de dire qu’elle est un ennemi, qu’il est vital de la refouler. C’est notre caractère qui nous rend plus ou moins tolérant à sa vue, à son toucher.

Il est toutefois important de ne pas juger trop bonne cette solitude et de s’en couvrir le corps et l’esprit. Avoir une réserve ne mange pas de pain. Rester seul toujours, tout le temps n’aide pas à s’accomplir, c’est la que la vie social rentre en jeu.

Combien aujourd’hui se vantent qu’ils travaillent comme des dingues. Se lèvent à 5h et se couchent à 2. Les prétendus libérés du systèmes, qui s’afficherait en quatre par trois si ils le pouvaient, manquent à mon sens de cette connexion humaine, vraie et profonde.

Si je peux donner un conseil pour éviter de s’effondrer par le poids de la solitude, c’est de se créer une vie. Celle riante et insouciante, la vie qui rapproche, qui parle.

 

2 thoughts on “ Lassante et délicate solitude ”

  1. Quel joli article ! Tu as tout dit : la solitude s’apprivoise et peut être aussi confortable qu’éprouvante selon les personnes et nos humeurs. À nous de la comprendre et ne pas trop s’y perdre.

    1. Bonjour chère Mouette :), Ce n’est que mon ressenti, je pense sincèrement que la solitude peut apporter bien plus qu’elle ne peut nous nuire. Comme tu le dis “à nous de la comprendre”. La vie de freelance est une continuelle introspection

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