La peur, en voilà une chose qu’il faut apprendre à connaître et à maitriser pour avancer lorsque l’on fait cavalier seul. Peut-être le plus redoutable des obstacles qu’un indépendant puisse passer.

Cette peur aux milles visages est le témoin obscur de la solitude et de la charge de responsabilité qui pèsent sur le freelance. Cette crainte, tout le monde la sent, la touche, elle se mélange à l’air que l’on respire pour faire gonfler nos poumons sans que nous ne craignons un instant qu’elle récidive.

Mais son existence est logique, l’embrasser équivaut à un cure de renouveau, de dépassement, une étape obligée d’une mue personnelle.

Il y a la crainte du début. Nouvelle et puissante, la sensation éprouvé arrive jusqu’à faire abandonner ceux qui semblaient être les plus valeureux. C’est la peur qui nous fait nous poser les premières questions : Comment vais-je faire ? Pourquoi j’ai choisi cette voie ? Cette peur de l’inconnu, du premier saut dans le grand bain.

Déstabilisante donc mais vite érigée en une vulgaire anecdote de parcours dès les premiers jours heureux.

Il y a aussi la peur du pendant, moins évidente et plus docile. Je l’a ressent encore actuellement, la peur de mal faire, la peur du résultat. Une crainte douce de l’avenir que l’on réussit à dompter, en tout cas à subir sans la sentir. On s’amuserait presque a la relancer quand ça nous chante.

Elle accompagne l’indépendant dans son quotidien, une sorte de cartable d’écolier amarrer à même les vertèbres.

Je ne suis pas sûr que je pourrais définir un troisième type de peur, encore faudrait-il qu’il en existe réellement.

Ce que je peux dire c’est que la crainte qui me tient m’a fait grandir, devenir un meilleur homme dans la vie perso et un meilleur bosseur, plus rigoureux, plus méthodique, mon ton s’est posé et mes argumentations à outrances ont évoluées en des mots plus simples et perceptibles.

Le dépassement, voilà ce qu’il faut retenir des craintes que l’on peut ressentir. C’est une bonne amie, un peu sournoise et manipulatrice mais qui sait faire de nous de meilleures personnes.

A aucun moment le freelance ne sentira pas d’inquiétude à un évènement passé ou futur. Dès lors qu’il se mettra au travail, cette crainte le prendra à en lui briser les os, jusqu’à ce qu’il arrive à s’en servir.

La peur est un atout, apprenez donc à la côtoyer et à user de ses charmes.

 

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