Freelance, indépendant, entrepreneur… ces mots résonnent à l’unisson pour désigner la liberté… mais la liberté de quoi, la liberté de qui ? La notre ? De ce que j’ai pu constater et subir depuis maintenant 4 ans c’est que cette liberté est une chimère

Je n’ai, encore à ce jour, pas jouit d’une quelconque émancipation qui m’aurait apporté plus que de raison. Alors oui, nous sommes libres “du système”, d’un patron, du métro-boulot-dodo… mais.

  • Le système, sans lui nous n’existons pas, il nous fait vivre, éduque nos enfants, nous soigne, nous protège, nous donne des vacances. Se sentir en dehors, c’est renier des acquis, un confort de vie, le quitter c’est embrasser la marginalité.
  • Le patron, en quittant celui que nous détestons, nous en côtoyons un bien moins compréhensif, plus rebelle, plus dur, cet autre c’est nous. Devenir indépendant, quelque soit le métier désiré, c’est faire volte/face avec soi-même. Croyez moi la confrontation est compliquée, les ouvertures rares.  
  • La routine, elle a un bon côté la routine, elle nous installe dans une sécurité, un cocon. Je pense que sans routine, nous ne pourrions pas aller de l’avant, nous dépasser. Cette routine qui va nous ennuyer tôt ou tard fera naitre en nous un besoin de changement, d’évolution, de mieux. 

Être à son compte oblige quelque part à nous créer notre routine. Cela ne veut pas dire qu’il faut aller pisser à 10h tous les jours ou se prendre une douche froide deux fois par semaine non… Je dégueule ces méthodes avec la monnaie.  

La seule liberté c’est de pouvoir faire des choix

Devenir indépendant n’est pas non plus horreur. Cette liberté a du bon forcément, comme par exemple pouvoir choisir. Choisir est une forme de liberté, celle de se tromper, de penser, de recommencer jusqu’à plus soif. Le choix aussi d’assumer.

Je suis le premier concerné, cette liberté que m’offre mon statut me permet de prendre plus de temps pour mes enfants, ma femme.

Le temps… c’est peut-être après ça au final que l’on court. L’argent, la reconnaissance ? Que seraient-elles si on crevait demain ?

 

1 thought on “ Mais de quelle liberté parle-t-on ? ”

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