Le quotidien plus ou moins solitaire du travailleur indépendant va l’amener à traverser différents stades. Quand certains seront agréables, doux, d’autres ne se priveront pas de miner son état d’esprit.

La panne, le coup de mou, la fatigue, appelons ça comme bon nous semble, cette saloperie reste ce coup violent sur la nuque. Physiquement indolore mais moralement proche de la grippe carabinée. 

Subir un état de fatigue profond est à mon sens tout à fait normal, j’irais même plus loin en disant qu’il serait le reflet de notre investissement. Vous serez d’accord avec moi pour dire qu’on se foule rarement la cheville en restant immobile.

La question est de savoir ce qui dans toute cette agitation quotidienne nous fait mettre genoux à terre.

Décortiquer le quotidien

Bien des maux peuvent être à l’origine d’un coup de mou. La quantité de travail par exemple. Trop ou pas assez le résultat est identique, le stress se montre avec tout ce qu’il a de plus ragoutant et dérangeant. L’avoir trop près de soit équivaut à se faire gaver de fatigue, la gueule ouverte, une main étrangère nous massant furieusement la gorge pour faire passer tout ça.

Les missions que l’on peut effectuer peuvent se révéler toutes aussi fatigantes. Réfléchir, même si la pratique se perd, exige de la concentration, de l’énergie en kilos.

L’environnement de travail agit aussi sur l’état d’esprit du travailleur freelance. Sans s’y être préparé, le cloisonnement à domicile peut vite devenir de l’engrais pour mauvaises ondes.

Fatalité

Se sentir à plat n’est en aucun cas une fatalité, ni un défaut de fabrication. La culpabilité n’a pas sa place. La naissance du coup de mou est une étape obligée pour se construire.

Le statut de freelance nous place encore une fois face à nous même. L’environnement bureautique est une monde qui ne nous appartient pas ou plus. Une fable qui n’a de sens que de nous émerveiller d’un inconnu.

La fatigue est liée à plusieurs facteurs donc, le coupable désigné est multiple. Il serait vain de pointer le travail comme seul délinquant.

Transition et transformation

J’aime à m’imaginer que cette infâme étape de fatigue est un tremplin vers d’autres perspectives. Mais que vais-je imaginer, j’y crois profondément, après tout, notre vie n’est qu’un éphémère enchevêtrement de cycles.

Encore une fois, le coup de mou est normal, au travailleur indépendant de trouver rapidement la volonté de s’en séparer pour aller cueillir d’autres fruits.

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